ÉPIPHYMATHS - BESANÇON

  Épiphymaths est un acronyme pour :  Épistémologie, Physique, Mathématiques.
(F. Ammar Khodja et J-M Vigoureux)

Présentation

Le séminaire ÉPIPHYMATHS de Besançon se réunit régulièrement depuis l'année 1990.  

Jeudi de 9h30 à 11h en salle 316B
Département de Mathématiques de Besançon
UFR Sciences,
16 route de Gray, 25030 Besançon.

Programme 

2008-2009


02/10/08
Jean Hardin: L'origine chrétienne de la science moderne  d'après Alexandre Kojève.

09/10/08
Claude-Alain Risset:  L'introduction de la perspective.

Résumé:  Parler de la perspective nécessite une certaine humilité : est-elle justiciable d’une présentation historique. Deux approches (définitions), disjointes, apparaissent possibles : la perspective légitime (scientifique) et la perspective des peintres (« artificielle »). Privilégier l’une fait passer de l’approche de l’optique et de la géométrie avec Euclide, Alhacen, Witelo (pour ces barbares, l’écriture est aléatoire), Grosseteste, Kepler, à l’aboutissement de l’involution et de la géométrie projective avec le SGDL et Monge. L’autre s’intéresse à Vitruve, aux perspectives en arrêtes de poisson, à la codification du quatorzième siécle, avec l’importance (mythifiée avec sa transposition de l’expérience cruciale ?) de Brunelleschi et les apports de Piero della Francesca, Paolo Ucello, Léonard de Vinci (la perspective est-elle un code ou une forme  symbolique ?) et Dürer. Et surtout les peintres et les tableaux…
En parler, avec cette complexité, permet d’orienter sur ce qui est en germe (sans parvenir forcément à une conceptualisation et une formalisation raisonnable), d’insister sur la convention (les points de fuite et les points de distance assignent une place au peintre, et partant au spectateur.) En dehors de l’ouverture sur Van Eyck, Holbein et les anamorphoses, et les Ménines (avec Foucault, et Picasso) j’ai insisté sur la critique de Nicolas de Cues (qui souligne la façon dont le spectateur s’approprie la place privilégiée, celle du peintre – même s’il n’y est pas – ce qui explique la panique irrationnelle des spectateurs devant l’entrée du train dans la gare de La Ciotat) qui permettra de parler de l’exigence leibnizienne de comprendre la non place de « l’œil de Dieu ».

Bibliographie sommaire:



16/10/08
Joël Garnier : Le comment et le pourquoi.
Joel Garnier
Résumé: Le "pourquoi?" et  le "comment?" sont emblématiques du questionnement scientifique et philosophique. Il s'agit ici, à la suite de Heidegger (Introduction à la métaphysique), d'interroger ce questionnement.









23/10/08
Naoum Daher: Le retour au grand rationalisme.
Naoum Daher
Résumé
: Ce travail montre comment la formalisation du perspectivisme de Leibniz – tel qu’il a été interprété (analysé ?) par Laurence Bouquiaux – intervient dans une nouvelle approche de la dynamique. Le parti pris de garder le plus longtemps possible les diverses approches qualitatives met en évidence les limites du réductionnisme  qu’on rencontre en physique au travers des quelques points de vue adoptés sur le mouvement, et même du perspectivisme qui a tenté de les rassembler.
Lire:
Pour un meilleur fondement de la dynamique. Perspectivisme leibnizien analysé par Laurence Bouquiaux.  et Sur la liberté en science : Einstein, Maugin et Leibniz. Vers une rationalité intégrale de N. Daher.




06/11/08
Joël Garnier : Le comment et le pourquoi en mécanique quantique.
Suite de l'exposé du 16/10/08.


13/11/08
Naoum DaherDéduction de la loi fondamentale de la dynamique d'Einstein sans spécifier le mouvement.  (Suite de l'exposé du 23/10/08)

Résumé: La  loi fondamentale de la dynamique d'Einstein a été déduite  en adoptant différents points de vue spécifiques sur le mouvement (diverses modalités de mesures).  A chacun de ces points de vue est associée une méthodologie appropriée, accompagnée d'une certaine interprétation qui lui est propre. Le manque d'articulation entre les points de vue qui se multiplient sans justification rationnelle (mais seulement empirique ou structurelle : critère de simplicité par exemple)  conduit à un certain désordre épistémologique. Ce désordre est accompagné par une certaine boue sémantique due à chacune des méthodes utilisée, fournissant une interprétation différente de l'autre.
Cette boue sémantique peut être réduite en montrant que derrière les différentes méthodologies adoptées, il existe une méthode et une seule qui  non seulement englobe les différents points de vue qu'on rencontre dans la littérature scientifique mais qui en révèlent d'autres. Ceci est rendu possible grâce à la mise en place d'une -formulation faible permettant de déduire la loi fondamentale de la dynamique sans avoir besoin de spécifier le mouvement-. On peut donc associer à cette seule et unique méthodologie tous les points de vue qu'on veut ; ceux-ci apparaissent comme des paramètres internes (associés à une seule et même loi dynamique liant les entités qui se conservent).
Prolongement naturel: Ayant obtenu la loi fondamentale de la dynamique indépendamment de toute définition a priori et spécifique du mouvement (contrairement à ce qui se fait usuellement) on est en mesure de montrer que les différents points de vue qu'on rencontre dans la littérature, responsables du désordre épistémologique mentionné plus haut, peuvent être déduits d'un principe d'ordre qu'on mettra en évidence dans une séance ultérieure. On montre ainsi qu'une structure arborescente se cache derrière la dynamique d'Einstein lorsque celle-ci est considérée avec des hypothèses suffisamment faibles, seulement au regard des points de vue (des modalités de mesure) mais pas du principe de relativité. Celui-ci constitue toujours une contrainte  suffisamment forte pour donner lieu à une loi dynamique quantitative (nécessaire à la prédiction).
L'une des conséquences de cette formulation faible est qu'elle fournit
une explication quant à l'origine du lagrangien qui est à la base de la rationalité usuelle de la physique et qui apparaît sur l'une des branches de la structure arborescente.

20/11/08
Joël Garnier : La matière est-elle si matérielle que cela?


27/11/08: Pas de séminaire

04/12/08
Joël Garnier : La matière est-elle si matérielle que cela? (suite)

11/12/08
Jean Merker: La professionnalisation de l'enseignement des mathématiques à l'université depuis les années 60 à nos jours: un crime contre l'esprit humain?

17/12/08: pas de séminaire

15/01/09

Jean Merker
: Lévi-Strauss et les mathématiques

22/01/09

Michel Langlois: Relativité générale : discussion autour des équations du champ gravitationnel

 
05/02/09

Michel Langlois: Relativité générale : discussion autour des équations du champ gravitationnel (suite)

12/02/09

Michel Langlois: Relativité générale : discussion autour des équations du champ gravitationnel (suite et fin)

19/02/09

Jean Merker: A quoi servent les expériences d'A. Aspect?

26/03/09

Claude-Alain Risset:  Discussion sur le sens de la révolution copernicienne.

15/04/09

Jean Hardin: Travailler moins pour vivre mieux.

14/05/09

Michel Planat: Calcul et intrications quantiques et groupes finis.

28/05/09

Discussion autour des thèmes à prévoir pour 2009/2010

04/06/09

Jean Merker:  Retour sur quelques preuves d'impossibilité: le théorème de Von Neumann et le paradoxe de Kochen-Specker. (suite du séminaire du 19/02/09)

11/06/09

Pas de séminaire

18/06/09

Michel Planat: Calcul et intrications quantiques et groupes finis.(suite du séminaire du 14/05/09)



Textes